vendredi 19 août 2016

a Ligue arabe renonce à demander à l’AIEA une résolution contre le nucléaire israélien

 
Par Lila Ghali | 19/08/2016 | 12:25
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dimonaConséquence du réchauffement des relations entre les pays arabes du Golfe, Arabie saoudite et Qatar en tête ainsi que l’Egypte, la Jordanie …, la Ligue arabe a renoncé cette année, à l’instar des années précédentes, à exiger un vote, lors de la conférence de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), d’une résolution qui contraindrait Israël à ouvrir ses installations nucléaires aux inspections internationales.
C’est le quotidien israélien Haaretz qui a rapporté cette information alors que les autorités israéliennes avaient tenté d’empêcher sa divulgation afin de garder ce revirement arabe confidentiel.
Pour rappel, à plusieurs reprises la ligue arabe et en particulier l’Égypte ont demandé le vote d’une résolution exigeant qu’Israël autorise l’accès à ses installations nucléaires aux inspecteurs de l’organisation, tout comme ils n’ont cessé d’appeler à la tenue d’une conférence internationale visant à faire du Moyen-Orient une zone exempte d’armes nucléaires.
Des diplomates israéliens et occidentaux ont suggéré qu’un réchauffement des relations entre l’Egypte et Israël pourrait être à l’origine de cette décision, a indiqué Haaretz, cité par le site de la chaîne i24.
Avec l’aide de la France
Selon certains experts occidentaux, Israël, qui n’a jamais adhéré au Traité de non-prolifération nucléaire, est l’une des plus grandes puissances nucléaires au monde. Le programme nucléaire israélien a été lancé avec la construction du réacteur de Dimona (photo) à la fin des années 1950 avec l’aide de la France.
En effet, en 1957, un accord secret fut conclu entre la France et Israël pour la construction d’un réacteur nucléaire. La construction débuta l’année suivante, grâce à une assistance technique française encadrée par les « Protocoles de Sèvres ». Le complexe a été construit en secret et en dehors du régime d’inspection de l’Agence internationale de l’énergie atomique. Les autorités israéliennes font alors passer le site nucléaire pour une simple usine textile.


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Arabie saoudite : 7 civils tués par un tir de roquette venu du Yémen

Le Monde.fr avec AFP | 
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Mardi 17 août, sept civils ont été tués en Arabie saoudite, dans la ville de Najran, au sud du pays, par une roquette tirée depuis le Yémen voisin par des rebelles Houthis, a annoncé la défense civile saoudienne, citée par l’agence de presse officielle SPA.

Il s’agit du plus grand nombre de civils tués en Arabie saoudite depuis que ce pays a pris la tête, en mars 2015, d’une coalition militaire arabe qui intervient en soutien au président yéménite contre les rebelles chiites Houthis.
Le tir de roquette « a tué quatre citoyens saoudiens et trois résidents » en Arabie saoudite, a indiqué le porte-parole de la défense civile à Najran, sans préciser la nationalité des trois ressortissants. Il a touché une zone commerciale où sont situés de nombreux garages automobiles.
Des images diffusées sur les réseaux sociaux ont montré le sol couvert de débris sur une large zone. « Najran est triste et blessée aujourd’hui », a indiqué à l’AFP un habitant de la ville. « Nous sommes inquiets, mais nous n’avons pas peur », a-t-il ajouté.
Plus de 100 civils et soldats ont été tués en Arabie saoudite depuis mars 2015.
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La coalition au Yémen à nouveau critiquée

LE MONDE |  |Par 
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Un hôpital bombardé lundi par la coalition arabe au Yémen.
Les ONG et observateurs internationaux de la guerre au Yémen ont à nouveau critiqué la coalition arabe menée par l’Arabie saoudite, l’accusant de faire de nombreuses victimes civiles dans ses raids aériens. Mardi, 17 civils sont morts dans une frappe aérienne touchant une zone résidentielle proche de la capitale, Sanaa, écrit The New York Times.Au moins 11 personnes avaient été tuées la veille, lundi 15 août, dans le bombardement d’un hôpital géré par l’organisation non gouvernementale Médecins sans frontières (MSF), à Abs, dans la province de Hajjah, dans le nord du pays. L’ONG a rappelé dans un communiqué qu’elle avait partagé à plusieurs reprises les coordonnées GPS de cet hôpital avec les belligérants du conflit. BBCDeux jours plus tôt, Médecins sans frontières et l’Unicef déploraient un autre bombardement, dans une école,...
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Un hôpital bombardé lundi par la coalition arabe au Yémen.

La coalition au Yémen à nouveau critiquée

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Au Yémen, un an de conflit et une crise humanitaire sans précédent

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Partisans de l’ancien président Ali Abdallah Saleh et des milices chiites, le 1er août à Sanaa.
Partisans de l’ancien président Ali Abdallah Saleh et des milices chiites, le 1er août à Sanaa. MOHAMMED HUWAIS / AFP

Un conflit « très largement négligé par nos diplomates » ; une crise humanitaire « beaucoup plus grave qu’on veut bien le dire ». C’est dans ces termes alarmants que le politologue Laurent Bonnefoy, chercheur au CNRS, évaluait la situation au Yémen, mardi 16 août sur France Info.

Le conflit dure en effet depuis plus d’un an dans ce pays du Moyen-Orient qui se trouve dans une impasse, au grand dam d’une population confrontée à une grave crise humanitaire.

Une situation politique bloquée

image: http://s1.lemde.fr/image/2016/08/18/534x0/4984299_6_75f5_les-forces-de-securite-yemenites-devant-un_d61424429e943324e5467b12a5c07010.jpg
Les forces de sécurité yéménites devant un poster du président Abd Rabbo Mansour Hadi lors d'une manifestation progouvernement le 26 août 2014 à Sanaa, capitale du Yémen.
Les forces de sécurité yéménites devant un poster du président Abd Rabbo Mansour Hadi lors d'une manifestation progouvernement le 26 août 2014 à Sanaa, capitale du Yémen.AFP/MOHAMMED HUWAIS
Un président élu contraint de s’exiler en Arabie saoudite. Des rebelles qui contrôlent une partie du pays. La situation politique au Yémen est aujourd’hui bloquée. Deux camps s’opposent : les forces alliées au chef de l’Etat, Abd Rabbo Mansour Hadi, élu en 2012, et les milices chiites houthistes, qui soutiennent son prédécesseur, Ali Abdallah Saleh.
Ce dernier avait pris la tête du Yémen du Nord dès 1978 avant de devenir président d’un Yémen réunifié en 1990. Mais après ses trente-trois années de pouvoir, dans la foulée du « printemps arabe », Ali Abdallah Saleh est chassé de son poste en novembre 2011, sous la pression d’une partie du peuple et de la communauté internationale. En échange, il obtient l’immunité pour lui et ses proches, aux termes de l’accord pour une transition politique signé à Riyad, en Arabie saoudite.
Son successeur, Abd Rabbo Mansour Hadi, reconnu par la communauté internationale après sa victoire à l’élection présidentielle de 2012, pour une période de transition de deux ans, a rapidement subi la pression des rebelles chiites. Le président est accusé de n’avoir jamais réussi à stabiliser le pays, ni à redresser son économie. Les rebelles houthistes, qui se présentent comme un mouvement des déshérités, mobilisent leurs sympathisants dans la capitale, Sanaa, au nom de la lutte contre la corruption.
En mars 2015, le président Hadi est contraint de quitter Sanaa face à l’offensive des milices houthistes et l’échec d’un accord pour le partage du pouvoir. Il gagne le grand port d’Aden, dans le sud, d’où il s’exile chez son allié saoudien, à Riyad.
image: http://s1.lemde.fr/image/2016/08/18/534x0/4984302_6_1e58_le-president-abd-rabbo-mansour-hadi-le_6f49020493e49a3d964be4373cc92b10.jpg
Le président Abd Rabbo Mansour Hadi, le 24 mars.
Le président Abd Rabbo Mansour Hadi, le 24 mars. AFP/-
Les rebelles ont en effet réussi à prendre le contrôle de la capitale en septembre 2014. Ennemis du président Ali Saleh lorsqu’il était au pouvoir, ils sont, depuis, devenus alliés et combattent avec les forces restées fidèles à l’ancien autocrate, qui n’a pas abandonné tout espoir de revenir aux affaires.

L’Arabie saoudite, acteur principal du conflit yéménite

Les milices houthistes ont également conquis l’essentiel de la moitié nord du pays, où les chiites zaïdites (30 % de la population yéménite) sont majoritaires. Mais cette offensive, soutenue discrètement et relativement par l’Iran chiite, a fait craindre à l’Arabie saoudite, monarchie sunnite, que son grand rival régional ne prenne le contrôle d’un pan de territoire et d’un groupe armé à sa frontière sud.
Le roi Salmane, arrivé au trône en 2014, a réagi puissamment, en emmenant en guerre une coalition militaire de pays sunnites, en mars 2015, en soutien aux forces gouvernementales. Les Emirats arabes unis, la Jordanie et le Soudan, notamment, s’engagent dans cette campagne aérienne, complétée par l’envoi de troupes au sol.
L’objectif est de reprendre Sanaa et les territoires conquis par les rebelles houthistes. Mais cette coalition menée par Riyad s’enlise. Le grand port du sud, Aden, a bien été repris. Mais depuis un an, malgré des combats intenses, les lignes de front sont figées. Aucun des deux camps ne semble avoir la capacité de prendre le dessus militairement.
En parallèle, des négociations politiques ont débuté et sont actuellement dans une impasse.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2016/08/18/au-yemen-un-conflit-qui-s-enlise-depuis-plus-d-un-an_4984307_4355770.html#UgeWQBL5u5YRbrpv.99

Au Yémen, Médecins sans frontières évacue son personnel de six hôpitaux

Le Monde.fr avec AFP |  • Mis à jour le 
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image: http://s2.lemde.fr/image/2016/08/18/534x0/4984694_6_36a3_l-hopital-de-abs-au-yemen-etait-gere_b5bafba9b5ee77fa0ac1949d5e7c8598.jpg
L’hôpital de Abs, au Yemen, était géré par l’association Médecins sans frontières. Il a été la cible d’un raid aérien qui a fait 19 morts et 24 blessés, le 15 août.  AFP / STRINGER

Médecins sans frontières (MSF) a annoncé, jeudi 18 août, l’évacuation de son personnel de six hôpitaux du nord duYémen, après un raid aérien lundi contre un établissement que l’ONG assistait, et qui a fait 19 morts et 24 blessés. La décision d’évacuer du personnel « n’est jamais prise à la légère », mais « en l’absence d’assurances crédibles que les parties au conflit respecteront le statut protégé des structures de soins, du personnel soignant et des patients, il n’y a pas d’autres solutions », a expliqué l’ONG dans un communiqué.

D’après MSF, c’est la quatrième fois qu’une structure qu’elle soutient est touchée au Yémen, ravagé par une guerre depuis un an et demi. L’ONG dit pourtant avoir rencontré « à deux reprises à Riyad » ces huit derniers mois « des responsables de haut rang de la coalition » arabe sous commandement saoudien, qui soutient le président yéménite, Abd Rabbo Mansour Hadi, contre les rebelles, afin d’obtenir « l’assurance que les attaques sur les hôpitaux cesseraient ».
« Les bombardements aériens ont continué alors que MSF avait systématiquement communiqué aux parties du conflit les coordonnées GPS des hôpitaux où ses équipes travaillent », a déploré l’ONG. Les six hôpitaux évacués « continueront à fonctionner » avec le personnel local, écrit MSF.

Intensification des frappes et crise humanitaire

La coalition arabe sous commandement saoudien engagée au Yémen a ouvert mardi une enquête « indépendante » sur ce raid, qui avait provoqué une vive indignation internationale.
Les raids de la coalition arabe se sont intensifiés le 9 août après l’échec de négociations de paix qui se tenaient depuis trois mois au Koweït sous l’égide de l’ONU. 
Mardi, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a actualisé le bilan des victimes du conflit yéménite entre le 19 mars 2015 et le 15 juillet 2016, qui s’établit à 6 571 morts et 32 856 blessés, dont de nombreux civils. 80 % de la population a besoin d’une assistance humanitaire, selon l’ONU.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2016/08/18/au-yemen-medecins-sans-frontieres-evacue-son-personnel-de-six-hopitaux_4984695_3218.html#wkfEftK2cRdlvg0A.99